Quelles maladies la spiruline peut-elle soigner ?

Quelles maladies la spiruline peut-elle soigner ?

Table des contenus

Qualifiée de superaliment par l'OMS et utilisée depuis des siècles à des fins thérapeutiques, la spiruline peut-elle vraiment soigner des maladies ?

Dans cet article, nous faisons le point sur les bienfaits de la spiruline pour la santé en prenant soin de distinguer ce qui a été prouvé cliniquement des hypothèses issues d'études animales ou in vitro.

Rappel : la spiruline est un complément alimentaire, pas un médicament

 

la spiruline est un complément alimentaire, pas un médicament

Sur le plan légal et médical, la spiruline n'est pas un médicament. Elle n'a reçu aucune autorisation de mise sur le marché (AMM) pour traiter ou prévenir une pathologie spécifique de l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé).

À défaut de pouvoir remplacer un traitement médical, elle peut parfois l'accompagner et soutenir votre organisme.

Tableau récapitulatif des maladies et troubles que la spiruline peut influencer

Troubles / Pathologies

Niveau de preuve scientifique

Effets observés / Mécanismes

Rhinite allergique

Élevé

Inhibition de l'histamine, réduction nette des écoulements et des éternuements.

Immunité générale

Modéré à élevé

Stimulation des macrophages

Prolifération des lymphocytes

Anémie et carence en fer

Modéré à élevé

Amélioration du taux d'hémoglobine et du volume globulaire.

Cholestérol

Modéré à élevé

Baisse des triglycérides et du LDL ("mauvais" cholestérol).

Hypertension

Modéré

Vasodilatation

Régulation de la pression artérielle

Diabète de type 2

Modéré

Réduction de la glycémie à jeun et amélioration de la sensibilité à l'insuline.

Fatigue chronique

Modéré

Cofacteurs énergétiques

Correction carences

Troubles digestifs & foie

Faible à Modéré

Effet protecteur sur le foie (stéatose) Soutien du microbiote (Lactobacillus)

Anxiété / dépression

Faible à modéré

Précurseurs neurotransmetteurs

Effet GABAergique

Maladies neurodégénératives

Faible

Études préliminaires

Uniquement sur des modèles animaux (réduction des plaques amyloïdes et neuroprotection).

Cancer

Très faible

Recherches précliniques - études préliminaires

Effet antioxydant et chimio-protecteur in vitro



Pourquoi cette microalgue fascine-t-elle la science ?

 

Fascination des scientifiques pour la spiruline et ses vertus

 

De nombreux chercheurs se penchent sérieusement sur les propriétés thérapeutiques de la spiruline, comme en témoigne cette thèse universitaire de 2008. Cet intérêt s'explique avant tout par son profil nutritionnel hors norme.

Une bombe nutritionnelle

L'essentiel des bienfaits de la spiruline pour la santé découle de sa composition :

  • Protéines : elles représentent entre 55 % et 70 % du poids sec de l'algue et apportent la totalité des acides aminés.
  • Lipides : cette cyanobactérie est riche en acide gamma-linolénique (GLA), un acide gras de la famille des oméga-6 reconnu pour ses propriétés structurelles cellulaires.
  • Vitamines et minéraux : c'est une excellente source de vitamines B, E et K, de fer, de magnésium, de potassium et de zinc.
  • Pigments antioxydants : son principe actif principal est la phycocyanine, mais elle contient aussi de la chlorophylle et du bêta-carotène (provitamine A).

Mise en garde : ne comptez pas sur la spiruline pour couvrir vos besoins en vitamine B12. Celle qu'elle renferme n'est malheureusement pas assimilable par notre organisme.

La phycocyanine : un pigment aux vertus potentiellement thérapeutiques

La plupart des effets thérapeutiques attribués à la spiruline proviennent de la phycocyanine et de son métabolite, la phycocyanobiline.

D'ailleurs, la C-phycocyanine est le composé de la microalgue le plus étudié par les scientifiques. Grâce à ses propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires, elle piège les radicaux libres et restreint l'activité de certaines enzymes impliquées dans les processus inflammatoires.

Pour aller plus loin, consultez notre article sur les bienfaits de la phycocyanine.

Impact de la spiruline sur l'inflammation et le stress oxydatif

Au-delà du rôle majeur de la phycocyanine, une étude de 2013 confirme que la synergie de tous les nutriments de la spiruline renforce son action protectrice. Plus récemment, les données d'une méta-analyse de 2026 suggèrent qu'elle apaise l'inflammation en régulant certains marqueurs comme la protéine C-réactive (CRP), le TNF-α (facteur de nécrose tumorale alpha) et l'interleukine-6 (IL-6).

Spiruline et immunité : peut-elle renforcer les défenses naturelles ?

La spiruline pourrait interagir positivement avec le système immunitaire à plusieurs niveaux :

  • Stimulation de la production de cellules immunitaires : le nombre de lymphocytes augmente, renforçant les défenses naturelles.
  • Augmentation de l'activité des macrophages : ils deviennent plus efficaces pour éliminer les agents pathogènes.
  • Production d'anticorps : stimulation de la réponse immunitaire contre les infections.
  • Régulation des cytokines : en régulant ces molécules inflammatoires, la microalgue influence l'équilibre immunitaire.
  • Protection des cellules immunitaires : une étude menée en 2022 chez 39 footballeurs montre que la spiruline pourrait protéger leurs fonctions immunitaires et les aider à lutter contre les parasites, les bactéries pathogènes et les allergies.

La cyanobactérie serait aussi bénéfique contre les allergies, notamment la rhinite allergique. D'après cette étude de 2010, elle calme l'emballement allergique et soulage certains symptômes comme la congestion nasale.

Cet effet immunostimulant provient notamment de la phycocyanine qui participe à la stimulation des globules blancs et des défenses immunitaires.

Toutefois, notez que les preuves scientifiques restent insuffisantes pour affirmer qu'elle prévient les infections ou renforce significativement l'immunité chez l'ensemble de la population.

Sur quels maladies et troubles la spiruline et la phycocyanine pourraient agir ?

 

maladies et troubles sur lesquels agissent la spiruline et la phycocyanine

 

Malgré les nombreuses promesses de guérison de la spiruline, il convient d'analyser rigoureusement ce que la science dit de sa réelle efficacité contre les pathologies.

Spiruline et syndrome métabolique : comment agit-elle sur le métabolisme ?

L'impact de la spiruline sur notre métabolisme est sans doute la piste de recherche la plus prometteuse actuellement.

Pour illustrer ses bienfaits, prenons l'exemple du syndrome métabolique, qui associe un surpoids, une tension élevée et un dérèglement des taux de sucre ou de graisse dans le sang. Une étude publiée dans le Journal of Dietary Supplements met en lumière un enchaînement très clair : en régulant la sensation de faim et en calmant l'inflammation des tissus graisseux, la spiruline entraîne directement une baisse du poids corporel, de l'indice de masse corporelle (IMC) et du tour de taille.

Spiruline et diabète : quels effets sur la glycémie ?

 

spiruline et diabète

 

Améliorant la sensibilité des récepteurs à l'insuline (réduction de l'insulinorésistance), la spiruline exerce un effet hypoglycémiant, probablement grâce aux pouvoirs anti-inflammatoires de la phycocyanine.

Bien que les essais cliniques montrent une réduction mesurable de la glycémie à jeun et postprandiale (après les repas), l'action à long terme de la spiruline sur l'hémoglobine glyquée (HbA1c) semble encore variable et nécessite des études complémentaires pour être pleinement validée.

À défaut de pouvoir remplacer les traitements anti-diabétiques, elle participe positivement au contrôle glycémique chez les personnes atteintes de diabète de type 2.

Découvrez notre article complet sur spiruline et diabète.

Spiruline, cholestérol et tension artérielle

 

Spiruline et santé cardiovasculaire

 

L'action protectrice de la spiruline sur le système cardiovasculaire est aujourd'hui largement documentée par la science.

Son premier effet bénéfique concerne la gestion des graisses dans le sang. La microalgue réduit nettement le "mauvais" cholestérol (LDL) ainsi que les triglycérides, tout en augmentant le "bon" cholestérol (HDL). Ceci a pour conséquence directe de faire baisser le taux de cholestérol total.

En parallèle, elle contribue à détendre et à élargir les vaisseaux sanguins. Ce phénomène de vasodilatation aide à réguler la pression artérielle, ce qui s'avère particulièrement utile en cas de légère hypertension. Les données d'une étude parue en 2024 se montrent très encourageantes, puisqu'elles mesurent une baisse réelle de la tension, tant systolique que diastolique.

Spiruline et anémie : une solution naturelle contre les carences en fer ?

Composée de 28 % de fer héminique hautement biodisponible, la spiruline est traditionnellement utilisée contre les carences martiales. Il s'agit d'ailleurs d'une de ses applications historiques.

Plusieurs essais cliniques menés sur des personnes âgées et des enfants souffrant de malnutrition ont montré qu'une prise quotidienne permet de faire remonter rapidement le taux d'hémoglobine dans le sang et de corriger l'anémie ferriprive.

Une autre étude, portant cette fois sur 80 patients atteints de colite ulcéreuse (CU), dévoile que l'administration de spiruline pourrait être bénéfique dans la prise en charge de l'anémie associée à la CU.

La spiruline est donc conseillée pour prévenir ou corriger des carences légères en fer. Par contre, elle ne peut pas se substituer à une véritable supplémentation médicale en cas d'anémie sévère.

Spiruline et arthrose : quels effets sur les douleurs articulaires ?

 

Spiruline et articulations

 

L'action de la spiruline sur les articulations repose presque exclusivement sur la phycocyanine. Ses propriétés anti-inflammatoires sont équivalentes à celles des anti-inflammatoires non stéroïdiens classiques (AINS) contre l'inflammation chronique de bas grade. Le pigment bleu inhibe les cytokines pro-inflammatoires et l'enzyme COX-2 (cyclooxygénase-2), responsable de la formation des prostaglandines inflammatoires. Une réduction de la dégradation du cartilage et de la sensation de douleur articulaire peut ainsi être observée en cas d'arthrose.

En 2025, cette étude menée in vitro souligne le potentiel effet de la spiruline sur la polyarthrite rhumatoïde, notamment en limitant l'inflammation synoviale et en rétablissant l'équilibre osseux.

En revanche, hormis les preuves collectées sur les vertus anti-inflammatoires de la spiruline, peu d'essais cliniques directs permettent d'affirmer l'efficacité de la microalgue contre les troubles articulaires.

Spiruline et digestion : microbiote, intestin et santé du foie

 

Spiruline et digestion

 

Diverses études cliniques s'intéressent à la spiruline pour les maux de ventre bien que les preuves humaines restent encore limitées.

Elle présenterait des bienfaits notamment pour le foie :

  • Stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) : des essais préliminaires indiquent qu'elle peut améliorer le degré de stéatose hépatique en modifiant les enzymes hépatiques, le stress oxydatif et certains profils lipidiques.
  • Hépatite chronique : la cyanobactérie permettrait de réduire le taux d'enzymes hépatiques (transaminases).
  • Protection contre le stress oxydatif hépatique et les hépatotoxiques (alcool, médicaments).

Concernant les intestins, la microalgue aide à moduler le microbiote et à affaiblir les réponses inflammatoires intestinales. Se comportant tel un prébiotique, elle favorise aussi la croissance des "bonnes" bactéries intestinales (comme les Lactobacillus) et produit des polysaccharides qui aident à préserver l'intégrité de la barrière intestinale face aux agressions.

Cet essai clinique mené auprès de 80 patients atteints de colite ulcéreuse conclut à une amélioration de la qualité de vie de ces derniers, notamment en termes de sommeil et de stress, suite à une cure de 8 semaines de spiruline.

Enfin, un article publié en avril 2025 dans le Nutrition Journal souligne un effet prometteur de la spiruline sur la prise en charge du syndrome du côlon irritable (SCI).

Néanmoins, d'autres études cliniques, plus longues et aux échantillons plus larges, restent nécessaires pour confirmer la validité de ces différents résultats.

Spiruline et fatigue chronique : un remède pour stimuler la vitalité ?

Bien que la spiruline soit une source d'énergie intéressante, son efficacité contre la fatigue chronique reste discutable. Le seul véritable essai clinique a conclu qu'à une dose de 3 g/jour, les scores de fatigue chronique n'étaient pas significativement différents de ceux du groupe placebo.

Son action sur la fatigue est principalement indirecte, passant par la correction d'une éventuelle carence nutritionnelle, par exemple en fer ou en vitamines B (B1, B2, B3, B6).

En cas de gros coup de mou, une cure de C-phycocyanine semble davantage indiquée afin d'augmenter le taux d'hémoglobine et d'améliorer l'oxygénation des tissus, mais aussi de protéger les mitochondries des dommages oxydatifs.

 

Spiruline fatigue et stress

 

Spiruline et santé mentale : réguler l'humeur et le stress

Malgré le manque de preuves scientifiques pour conclure à un effet antidépresseur ou anxiolytique de la spiruline, ses propriétés nutritionnelles et antioxydantes peuvent avoir un impact positif indirect sur votre mental. Sa richesse en magnésium, en vitamines B et en tryptophane (un précurseur de la sérotonine, l'hormone de l'humeur) favorise la régulation nerveuse.

Quelques recherches soulignent à ce sujet une amélioration de la fatigue subjective et du bien-être chez certaines populations. Cette étude comparative de 2025 conduite sur 63 patients adultes souffrant de dépression légère à modérément sévère suggère une amélioration de la qualité de sommeil, du temps d'endormissement et de la santé mentale après 8 semaines de cure de spiruline. Elle précise, toutefois, que des études cliniques plus longues sont nécessaires pour confirmer ces propos.

Spiruline et maladies neurodégénératives : des pistes exploratoires prometteuses

 

Spiruline et maladies neurodégénératives

 

Il n'existe, à ce jour, aucune preuve clinique humaine que la spiruline puisse guérir ou ralentir les maladies neurodégénératives. Bien qu'encourageantes, les données actuelles sur le rôle neuroprotecteur de la spiruline sont uniquement issues d'études in vitro ou sur des animaux (souris/rats).

Maladie d'Alzheimer

In vitro, la phycocyanine semble capable de réduire la formation de plaques séniles dans le cortex cérébral (protéines bêta-amyloïde) et la mort neuronale induite par le stress oxydatif et l'inflammation.

Un essai clinique randomisé de 2023, mené auprès de 60 patients atteints de la maladie d'Alzheimer, montre qu'une supplémentation de 12 semaines de spiruline améliorerait les fonctions cognitives, les paramètres de l'homéostasie du glucose et les taux de hs-CRP (diminution de la protéine C-réactive à haute sensibilité).

Maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson se caractérise par une dégénérescence sévère de neurones dopaminergiques dans la substance noire et par la formation de corps de Lewy (protéines anormalement phosphorylées) dans les cellules neuronales restantes.

Or, des études animales ont suggéré un effet neuroprotecteur sur les neurones dopaminergiques, réduisant la perte de dopamine grâce à l'effet antioxydant et anti-inflammatoire de la microalgue.

Sclérose en plaques

Plusieurs études conduites sur des animaux explorent les effets immunomodulateurs de la spiruline sur les modèles d'encéphalomyélite auto-immune, montrant une baisse de l'infiltration des cellules inflammatoires dans le système nerveux central.

Spiruline et cancer : que disent les études scientifiques et les essais cliniques ?

Même si aucun cancer ne peut être guéri par la spiruline, des études scientifiques in vitro s'intéressent à ses propriétés dites "antitumorales". La phycocyanine induirait l'apoptose, soit le suicide cellulaire de certaines lignées de cellules cancéreuses, et bloquerait l'angiogenèse, c'est-à-dire la création de nouveaux vaisseaux sanguins pour alimenter la tumeur.

En clinique humaine, l'intérêt de la spiruline réside plutôt dans la prévention et la complémentarité au traitement. Grâce à la phycocyanine, la cyanobactérie aiderait à protéger l'organisme de la toxicité des chimiothérapies (comme la doxorubicine) en protégeant les cellules saines, notamment cardiaques et rénales, du stress oxydatif massif induit par les traitements anticancéreux.

Comment utiliser la spiruline à des fins thérapeutiques ?

Utiliser la spiruline bleue ou l'extrait de phycocyanine pour un maximum d'efficacité

Concentré actif de la spiruline, la phycocyanine lui procure la plupart de ses vertus antioxydantes et anti-inflammatoires.

Une cure de phycocyanine liquide plutôt que de spiruline offre des effets ciblés et une action plus rapide, puisque le pigment n'est plus emprisonné dans la matrice cellulaire.

 

Phycocyanine 6000mg/l

 

Quelle dose de spiruline prendre ?

Pour une cure d'entretien ou un soutien nutritionnel, la posologie recommandée varie entre 1 et 3 grammes de spiruline par jour.

La spiruline prise à des fins thérapeutiques justifie des doses légèrement supérieures, comprises entre 3 et 5 grammes par jour, allant jusqu'à 8 g pour les pathologies plus sévères sous supervision médicale.

Dans tous les cas, commencez votre cure graduellement par des doses faibles, à raison d'1 g par jour, à augmenter au fur et à mesure.

Combien de temps faut-il faire une cure de spiruline ?

La plupart des essais cliniques portent sur des cures de 4 à 24 semaines avec des résultats significatifs après une durée minimale de 3 mois. Nous vous recommandons de faire des cures de 8 à 12 semaines, renouvelables 2 à 3 fois dans l'année.

Nos conseils pour en maximiser l'absorption

Optimisez les bénéfices thérapeutiques de la spiruline grâce à ces différents conseils :

  • Consommer la spiruline à jeun, de préférence 30 minutes avant les repas.
  • Associer la microalgue à la vitamine C pour une meilleure absorption du fer.
  • Éloigner la prise de spiruline de celle d'alcool, de thé ou de café qui inhibent ses bienfaits.
  • Combiner votre cure à une alimentation équilibrée pour garantir un apport nutritionnel varié et complet.

Selon les effets recherchés, privilégiez une supplémentation en phycocyanine ou combinez les deux.

Comment choisir une spiruline de qualité ?

 

Choisir sa spiruline contre les maladies

 

Consommer de la spiruline à des fins thérapeutiques nécessite de la choisir avec beaucoup de soin. Voici les critères de qualité auxquels vous devez prêter attention :

  • Labels : privilégiez les certifications ISO et bio (Ecocert, Eurofeuille), bien que le cahier des charges bio autorise certains engrais azotés spécifiques.
  • Traçabilité : vérifiez l'origine géographique et optez pour des productions françaises ou européennes en bassins fermés et contrôlés.
  • Contrôle des métaux lourds : la marque doit être capable de fournir des analyses de laboratoire indépendantes garantissant l'absence ou des seuils infimes de plomb, de mercure, d'arsenic et de cyanotoxines (microcystines). La spiruline agit comme une véritable éponge dans son milieu de culture. Si l'eau contient des polluants, elle les accumule.
  • Forme : les paillettes (ou brindilles) sont souvent moins transformées que les comprimés qui subissent parfois une forte compression thermique détruisant les nutriments ou la poudre, plus sujette à l'oxydation.
  • Concentration en phycocyanine : un extrait de qualité doit mentionner clairement un taux de C-phycocyanine supérieur ou égal à 10-15 % de la matière sèche.

Peu importe votre condition, on vous déconseille les spirulines bon marché sans traçabilité et sans analyse de qualité, ainsi que les compléments aux nombreux additifs.

Précautions d'emploi de la spiruline : contre-indications, effets secondaires et interactions médicamenteuses

Globalement sûre et bien tolérée au quotidien, la consommation de spiruline n'est pas tout à fait anodine. L'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) invite d'ailleurs à la vigilance en émettant des recommandations spécifiques pour les profils à risque. Avant de vous lancer dans une cure, il reste essentiel de vérifier que cette microalgue est pleinement compatible avec votre état de santé actuel.

Quelles contre-indications pour la spiruline ?

Contre-indications absolues

Ne prenez jamais de spiruline si vous souffrez de :

  • Phénylcétonurie : contenant de la phénylalanine (un acide aminé), elle peut être mortelle pour les personnes atteintes de cette maladie génétique rare.
  • Hémochromatose : en raison de sa très forte teneur en fer hautement assimilable, elle est strictement interdite aux personnes ayant un excès de fer dans le sang.
  • Allergies : il existe un risque allergique chez les personnes sensibles aux cyanobactéries ou aux algues.

Contre-indications relatives

Par mesure de précaution, consultez un médecin avant de prendre de la spiruline en cas de :

  • Maladies auto-immunes (lupus, polyarthrite, sclérose en plaques) : stimulant le système immunitaire, la spiruline risque d'accentuer la réponse auto-immune.
  • Grossesse et allaitement : l'absence de données appelle à la vigilance, demandez l'avis de votre médecin avant de prendre de la spiruline si vous êtes enceinte ou allaitez.
  • Insuffisance rénale : une surveillance médicale est nécessaire.

Interactions médicamenteuses possibles

Pour plus de prudence, il convient d'éviter la spiruline si vous suivez certains traitements médicaux afin de prévenir de possibles interactions :

  • Immunosuppresseurs : la spiruline peut réduire l'efficacité des traitements immunosuppresseurs en raison de son action stimulante sur les défenses immunitaires.
  • Anticoagulants : contenant de la vitamine K, une consommation massive pourrait interférer avec les traitements fluidifiants sanguins (antivitamines K).

La spiruline présente parfois des effets indésirables, notamment en début de cure ou en cas de posologie trop élevée

En début de cure, il n'est pas rare de déclarer quelques effets secondaires, notamment des troubles digestifs comme des nausées ou des diarrhées. Normalement, ces symptômes disparaissent au bout de quelques jours. S'ils persistent, adaptez le dosage ou consultez votre médecin.

Conclusion

S'il ne faut pas attendre de la spiruline qu'elle guérisse une pathologie à elle seule, sa composition nutritionnelle unique et sa richesse en phycocyanine offrent un soutien précieux. Elles permettent d'agir positivement sur plusieurs dérèglements liés aux troubles métaboliques, cardiovasculaires et inflammatoires.

À ce jour, la science dispose de données solides concernant son action sur le diabète de type 2, l'excès de cholestérol, l'hypertension et certaines formes d'anémie. Pour les maladies neurodégénératives ou le cancer, les résultats restent encore largement expérimentaux et nécessitent des essais cliniques de plus grande ampleur.

Toutefois, elle doit garder sa place de complément alimentaire sans remplacer un traitement prescrit par votre médecin. Enfin, pour profiter de ses vertus l'esprit tranquille, gardez toujours à l'esprit que sa pureté et sa traçabilité restent vos meilleures garanties.

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